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Généralités
sur la Fonction Publique
La
Carrière
>
La fonction publique française est une administration de "carrière".
Depuis son recrutement et jusqu’à sa retraite, la carrière
du fonctionnaire est soumise à un ensemble de dispositions statutaires
fixées par la loi et par les règlements.
Tout au long de sa vie professionnelle, le fonctionnaire va pouvoir progresser
d’échelon en échelon, de grade en grade. Il peut ensuite
changer de catégorie en passant d’un cadre d’emplois
à un autre cadre d’emplois. Pour chaque cas, il devra remplir
un certain nombre de conditions, variables d’un grade d’avancement
à l’autre et selon le cadre d’emplois : ancienneté,
examen professionnel...
La titularisation
Après le recrutement et une période de stage, la titularisation
confère de manière définitive un grade à l’intéressé
et lui ouvre ainsi une carrière dans le cadre d’emplois.
Les différentes promotions, dès lors possibles, seront fonction
du choix de l’autorité territoriale et fonction de la valeur
professionnelle du fonctionnaire, valeur matérialisée par
la notation.
La note et l’appréciation générale expriment
la valeur professionnelle de l’agent. Après évaluation,
la notation est établie annuellement par l’autorité
territoriale sur proposition du supérieur hiérarchique,
sous forme d’une note chiffrée accompagnée d’une
appréciation.
Elle est portée à la connaissance de l’intéressé,
qui peut en demander la révision à l’autorité
territoriale ou à la commission administrative paritaire.
Les
évolutions de carrière statutaires
Différentes procédures articulent le passage entre ces différents
niveaux : échelon, grade, cadre d’emplois. Certaines sont
liées au statut particulier et à l’appréciation
de l’autorité.
A) Avancement d’échelon
L’avancement d’échelon en échelon dans le grade
se fait en fonction de l’ancienneté et du mérite :
l’ancienneté est matérialisée par la durée
attachée à chaque échelon par le statut particulier
;
la prise en compte du mérite résulte de l’existence
au côté d’une durée maximum, d’une durée
minimum plus courte. L’avancement à l’ancienneté
maximum est accordé de droit. L’avancement à l’ancienneté
minimum, dit avancement au choix, est accordé en fonction de la
valeur professionnelle de l’agent.
B) Avancement de grade
L’accès au grade supérieur peut permettre au fonctionnaire
d’exercer dans son cadre d’emplois, des fonctions supérieures.
Des conditions d’ancienneté pour l’agent et de quotas
dans la collectivité encadrent la procédure.
L’avancement a lieu après inscription sur un tableau d’avancement
établi après avis de la commission administrative paritaire,
soit :
au choix, sur la valeur professionnelle de l’agent,
après sélection par voie d’examen professionnel,
parfois par un concours professionnel.
Cette évolution s’effectue à l’appréciation
de l’autorité territoriale.
C) Promotion interne
Le fonctionnaire peut, après l’acquisition d’une certaine
ancienneté et parfois à partir d’un certain âge
seulement, être promu dans un cadre d’emplois de niveau supérieur
sans passer par le concours.
Il doit pour cela être inscrit sur une liste d’aptitude, soit
:
après un examen professionnel,
ou au choix, après avis de la commission administrative paritaire.
Proposition et nomination s’effectuent au choix de l’autorité
territoriale, dans la limite de quotas fixés par les statuts particuliers.
> La situation administrative
Durant sa carrière, le fonctionnaire peut se trouver dans différentes
situations vis-à-vis de son cadre d’emplois, à l’initiative
de l’employeur ou du fonctionnaire pour certains cas où le
changement est de droit. Ces positions, au nombre de six, sont définies
par le statut général de la fonction publique.
Toutes les positions autre que l’activité répondent
à des situations particulières et sont de ce fait assorties
de conditions de départ et de retour. Un acte matérialisera
chaque modification de situation.
L’activité
Situation administrative ordinaire du fonctionnaire, celui-ci exerce dans
son cadre d’emplois les fonctions d’un emploi correspondant
à son grade.
L’activité peut s’exercer à temps complet, temps
non complet, temps partiel ou cessation progressive d’activité
avant la retraite.
La mise à disposition d’une autre structure constitue un
aménagement particulier de la position d’activité,
de même que les différentes formes de congés (congés
annuels, congé de formation, congés maladie, maternité
ou paternité).
Le détachement
Le fonctionnaire quitte son cadre d’emplois d’origine pour
un nouveau dans une autre collectivité, une autre fonction publique
ou auprès d’organismes internationaux. C’est aussi
la situation de l’agent qui souhaite occuper un emploi fonctionnel
de direction ou exercer une fonction publique élective. Ce détachement
est fait sous certaines conditions et pour une durée de plusieurs
mois à plusieurs années, avec intégration possible
dans le nouveau cadre d’emplois.
Il continue à avancer dans son cadre d’emplois qu’il
peut réintégrer, et acquiert des droits à la retraite.
La mise hors cadres
Position du fonctionnaire détaché dans un autre emploi ne
conduisant pas à pension du régime de retraite des fonctionnaires.
Leur statut change car ils sont gérés selon les règles
de leur corps de détachement. Placés hors de leur corps
d’origine, on dit qu’ils sont hors cadres.
La disponibilité sur demande
ou d’office
Le fonctionnaire cesse provisoirement ses fonctions dans son administration
d’origine à sa demande ou d’office.
Il ne bénéficie donc plus de droit à l’avancement
ni à la retraite et ne perçoit pas de rémunération,
mais conserve un lien avec son administration dans laquelle il est susceptible
de retrouver un emploi au terme de la disponibilité.
La disponibilité d’office peut résulter d’une
impossibilité de reprise de fonctions ou de reclassement après
un congé maladie ou d’un refus d’un emploi après
un détachement ou un congé parental.
La demande de disponibilité est accordée à l’agent
:
de droit dans certaines situations familiales (soins à un proche
parent, éducation d’un enfant, mutation du conjoint) ou pour
exercer un mandat d’élu ;
sous réserve des nécessités de service pour convenances
personnelles, création d’entreprise, études...
Conditions d’attribution, durée et modalités de réintégration
varient en fonction du type de disponibilité.
Congé parental et congé
de présence parentale
Le fonctionnaire est placé hors de son administration pour élever
un enfant.
> La mobilité
En
dehors de ces procédures statutaires prévues par les statuts
particuliers qui marquent une progression de carrière, le fonctionnaire
dispose, à son initiative, d’autres possibilités d’évolution,
liées au principe de mobilité.
Le principe de mobilité lui permet de changer d’administration
ou de cadre d’emplois par :
la mutation,
le détachement,
le concours interne.
La mutation
Interne, il s’agit d’un changement d’affectation au
sein de la même collectivité ; externe, elle permet au fonctionnaire
de changer de collectivité, tout en conservant sa situation statutaire
(cadre d’emplois, grade, échelon, ancienneté). Elle
peut également intervenir à l’occasion d’une
modification de situation administrative : réussite à un
concours, promotion, avancement, reclassement, décharge de fonction.
Le détachement
Par le détachement, le fonctionnaire accède à un
autre cadre d’emplois, de niveau équivalent, et, sauf cas
particuliers, change de collectivité ou même de fonction
publique. Ce changement est d’abord provisoire, pour une durée
plus ou moins longue, puis définitif, s’il le souhaite, par
intégration.
Le concours interne
Avec l’ancienneté, le fonctionnaire bénéficie
de conditions particulières pour passer des concours et accéder
ainsi à un nouveau cadre d’emplois de son choix.
La nomination dans le nouveau cadre d’emplois se combinera avec
le détachement pour stage si le fonctionnaire reste dans la même
collectivité, ou la mutation s’il trouve un poste dans une
autre collectivité.
> La rémunération
Pour les services qu’il effectue, l’agent public a droit à
une rémunération. Celle-ci est constituée d’éléments
obligatoires et d’éléments facultatifs.
Les éléments obligatoires :
Le traitement de base
Principal élément de la rémunération, le traitement
est fonction du grade ainsi que de l’échelon de l’agent,
qui correspond à son ancienneté dans le grade. Chaque grade
est affecté d’une échelle indiciaire. A chaque échelon
correspond un indice qui permet de calculer le traitement brut. On parle
aussi de traitement indiciaire.
Pour évaluer le traitement brut d’un fonctionnaire, il suffit
de multiplier la valeur du point d’indice (publié par décret
au Journal Officiel et valable pour l’ensemble de la fonction publique)
par l’indice de l’intéressé. Le barème
des traitements publie, à chaque revalorisation, la valeur annuelle
de tous les indices de rémunération de 100 à 1015.
L’indemnité de résidence
Créée à l’origine pour compenser les différences
du coût de la vie entre les lieux d’exercice des fonctionnaires,
son montant, déterminé en pourcentage du traitement (au
maximum 3%), varie en fonction de la zone géographique de la résidence
administrative.
Le supplément familial de traitement
Cet élément, accessoire de la rémunération,
est versé pour charges de famille, indépendamment des prestations
familiales de droit commun. Son montant dépend notamment du nombre
d’enfants à charge. Il comporte une partie fixe et une partie
proportionnelle, à partir du 2ème enfant, exprimée
en pourcentage du traitement, avec un indice plancher (indice majoré
448) et un indice plafond (indice majoré 716).
La nouvelle bonification indiciaire
La bonification indiciaire concerne certains fonctionnaires exerçant
des fonctions impliquant des responsabilités particulières
ou une technicité spécifique.
Elle améliore leur rémunération en leur octroyant
un certain nombre de points d’indice supplémentaires.
A ces éléments obligatoires s’ajoutent des éléments
facultatifs tels que le régime indemnitaire ou des avantages en
nature.
Le régime indemnitaire
Le versement de primes ou indemnités n’est pas de droit.
Il appartient à la collectivité de fixer par délibération
pour ses agents la liste des indemnités qu’elle souhaite
leur attribuer et d’en fixer les conditions de versement et les
montants, dans la limite de ceux dont bénéficient les agents
de l’Etat.
L’attribution individuelle relève ensuite de l’autorité
territoriale, dans le cadre de cette délibération.
La plupart des primes sont généralement liées à
l’exercice de travaux supplémentaires ou pour rémunérer
une technicité ou des responsabilités particulières.
Les avantages en nature
De la même façon, la collectivité peut décider
de l’octroi d’avantages particuliers à certains agents
si elle les juge nécessaires à un meilleur exercice des
fonctions.
Il en est ainsi de :
l’attribution d’un logement de fonction et des avantages liés
à l’utilisation de ce logement (eau, électricité,
chauffage,...),
la fourniture de repas gratuits,
la mise à disposition d’un véhicule de fonction.
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